SYNTHESE DES TRAVAUX DE L’ATELIER INTERNATIONAL SUR LES PHYTOMEDICAMENTS ORGANISE CONJOINTEMENT PAR L’INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE EN SCIENCES DE LA SANTÉ DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO ET L’INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE EN SCIENCES DE LA SANTÉ DU BURKINA FASO.

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L’atelier international sur les phytomedicamments s’est tenu du 27 au 29 mai 2019, sous la présidence de Monsieur Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOU, Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique.

Au cours de cet atelier nous avons eu à aborder vingt huit (28) communications portant toutes autour du développement duphytomédicament allant de la recherche ethnobotanique et ethnopharmacologique à la Commercialisation.

A savoir :

  • la problématique des phytomédicaments ;
  • la récolte des plantes médicinales ;
  • la pratique de l’identification des plantes ;
  • le choix des plantes médicinales ;
  • trois nouvelles espèces de phytomedicament ;
  • l’unité de production : son financement ;
  • le matériel d’une Unité de production ;
  • la qualité de la sécurité dans la chaine de fabrication ;
  • la coopération dans le développement de phytomédicament ;
  • les articles de conditionnement à utiliser ;
  • les différentes formes endémiques à préparer l’étude du marché avant commercialisation ;
  • la conservation du produit fini ;
  • la réglementation avant la commercialisation ;
  • les pratiques des études toxicologiques ;
  • le choix du modèle animal ;
  • les tests immunologiques indiqués ;
  • le choix des études chimiques à réaliser ;
  • l’organisation chronologique des études chimiques ;
  • les essais chimiques de phase I, II, III et IV ;
  • les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Nous avons compris au cours de cet atelier que la fabrication des phytomédicements est un processus complexe qui demande des compétences pluridisciplinaires, des ressources financières adéquates et des ressources humaines bien formées. Ainsi que l’acceptabilité du médicament par la population.

Au terme des échanges, nous avons retenu les axes ci-après :

  • développer des partenariats ;
  • former le personnel à la recherche ;
  • à chaque étape de la fabrication des phytomédicaments,  il faut assurer un contrôle final ;
  • participer à la formation des tradipraticien de santé ;
  • établir une relation de confiance avec les tradipraticiens de la santé ;
  • réaliser une bonne étude ethnobotanique et ethnopharmologique ;
  • évaluer la toxicité de préférence in vitro (éthique) ;
  • faire des essais cliniques allégés selon le type de médicament ;
  • unphytomédicament doit obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM).

A la fin des travaux trois recommandations ont été adoptées sur :

  • la nécessité de l’établissement des liens organiques avec les tradipraticiens de santé ;
  • la concertation pour rechercher ensemble les financements relatifs au développement et l’amélioration de la recherche en sciences de la santé ;
  • le renforcement de la coopération inter-africaine et hors du continent dans le développement de la recherche en sciences de la santé.

Fait à Brazzaville, le 29 mai 2019

Les participants.