SIGNATURE ACCORD-CADRE DE COOPERATION SCIENTIFIQUE.

0
1240

BRAZZAVILLE, 10 JANVIER –  Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route pour une coopération renforcée dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, signée le 2 avril 2019  entre l’ambassade de France et le Gouvernement de la République du Congo, le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou et le président directeur général du Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), M. Michel Eddi, ont procédé, le 15 janvier 2010 à Brazzaville, en présence de Son Excellence M. François Barateau, Ambassadeur de France au Congo, à la signature de l’accord-cadre de coopération scientifique permettant de poser les principes généraux de la relance d’une coopération renforcée entre ces deux institutions.

Cet accord cadre qui engage les Instituts de recherche du Congo, notamment les Instituts National de Recherche Forestière (IRF),  de Recherche Agronomique (IRA),  de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN) et de Recherche en Science de la Santé (IRSSA) porte, entre autres, sur la gestion durable des forêts, y compris les plantations et la biodiversité, le développement territorial et socio-économique durable et inclusif, la promotion d’une ingénierie de l’agroécologie et de l’agroforesterie pour une agriculture respectueuse de l’environnement et résiliente au changement climatique. Il s’agira également du développement de systèmes agricoles et agroalimentaires performants et de qualité ainsi qu’une approche intégrée de la santé des plantes, des animaux et des hommes sur le principe “one Health”.

Ce partenariat renforcé puise ses racines dans les accords de coopération scientifique conclu entre la République du Congo et la République Française le 1er janvier 1974 et entre le Groupement d’Etudes et de Recherches pour le Développement de l’Agriculture Tropical (GERDAT) et le Gouvernement congolais signé le 24 octobre 1984 et aussi à la convention du 4 novembre 1982 par laquelle le Congo donne mandat au Centre Technique Forestier Tropical de gérer la recherche forestière.

En rappel, c’est au cours de cette période que 60 espèces diverses sont introduites au Congo dont l’eucalyptus, les essais d’introduction ont permis de tester l’adaptabilité des espèces introduites au Congo au Km 45, à Loudima et à Pointe Noire mais seules quelques espèces d’eucalyptus de pins et d’acacia se sont adaptées. C’est également à cette période que la technique de bouturage a été mise au point, lançant ainsi la foresterie clonale, une première mondiale avec la réalisation d’environ 45 mille hectares de plantations clonales d’eucalyptus dans les savanes de Pointe Noire et du Kouilou.

 Sur le plan de la formation, le CIRAD a accueilli à Montpellier les stagiaires et les thésards congolais et à l’inverse, le Congo accueillait les étudiants des Universités française au niveau ingénieur, master, PhD ou poste doctorat.

La signature de ce jour marque le retour du CIRAD au Congo après  son absence depuis 1997. Pour preuve, à la suite de la signature de l’accord cadre, sera procédé à la signature d’une convention d’accueil de chercheur au sein de l’IRF.

La volonté du ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique est de redonner à la recherche ses lettres de noblesse.

Il a ainsi déclaré “la renaissance de la coopération scientifique franco-congolaise que nous célébrons ce jour avec nos amis du CIRAD, par la signature du présent Accord, nous la souhaitons plus élargie pour englober les aspects d’agronomie et d’agroforesterie”.

Pour le ministre Coussoud-Mavoungou, cet accord devrait aussi soutenir les programmes de foresterie et agroforestier de l’Institut National de Recherche Forestière et du Centre de Recherche sur la Durabilité et la Productivité des Plantations Industrielles portant sur la valorisation de la biodiversité en général et singulièrement l’évolution des massifs forestiers naturels et ceux plantés d’Eucalyptus, l’amélioration des rendements café, cacao et autres féculents (manioc, riz, haricot, etc.). L’Accord prend en charge la transformation desdits produits qui affecte une valeur ajoutée utile au développement de notre pays.

Cet accord, prend enfin en charge, les questions de santé humaine et animale pour le bien-être de la population et confortera l’action de terrain de l’Institut National de Recherche en Sciences de la Santé et de l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles et ce ne sont là que des exemples parmi les activités attendues ou à programmer.

Pour sa part, le président directeur général du CIRAD, Michel Eddi, son centre est“comme opérateur de la politique au développement de mon pays, la France est là pour accompagner les autorités congolaises, est là pour accompagner les institutions congolaises, est là pour offrir ses compétences et ses services à la population du Congo de manière à construire, à imaginer avec vous un avenir durable au plan économique bien sûre.Le développement est nécessaire au plan social et au plan environnemental”.

De son côté, l’ambassadeur de France au Congo, M. François Barateau a indiqué que “ la formalisation de ce partenariat scientifique marqu’ainsi le retour au Congo du CIRAD dont l’expertise des capacités seront également déterminante dans la mise en œuvre des deux feuilles de route qui ont été signé l’année dernière sur l’environnement climat et sur la santé”, poursuivant que “ce partenariat rénové sera incontestablement un atout fort dans notre pays dans le contexte avenir de la relance des dynamiques régionales de la réforme au cours de CEEAC notamment dans le secteur de la recherche”.