REDYNAMISATION PROCHAINE DU LABORATOIRE D’OCÉANOGRAPHIE DE POINTE NOIRE.

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BRAZZAVILLE, 06 Novembre – Le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, M. Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOU, entend relancer la recherche scientifique marine en misant sur le renforcement de capacités des chercheurs et la formation des étudiants, prélude à la redynamisation du laboratoire d’océanographie de Pointe-Noire.

C’est dans ce cadre, que l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN), sur instructions de M. le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique avait sollicité et obtenu auprès de la Chaire UNESCO CIPMA, l’inscription, pour le compte de l’année académique 2017-2018, de trois étudiants Congolais en Master 2 Régional d’Océanographie Physique et Application à l’Université d’Abomey Calavi à Cotonou au Bénin. Et ce, en vue de préparer la ressource humaine formée et compétente à gérer toute l’information scientifique marine.

Ainsi, les étudiants Dorelle LOEMBA, Roy NGAKALA et Rolland MBOMO, bénéficiaires du financement sur fonds propres de l’Institut national de recherche en sciences exactes et naturelles (IRSEN) sont de retour au Pays et ont été reçus au Cabinet du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique. A l’issue de cet entretien, les nouveaux diplômés en océanographie se disent prêts à mettre leur compétence au service de la Recherche Congolaise, particulièrement dans les sciences marines.

  1. Clobite BOUKA BIONA, Directeur Général de l’IRSEN, futur employeur de ces étudiants a fait savoir que son Institut promeut dans toutes ses composantes la formation des étudiants et le renforcement des capacités des chercheurs. Conscient de l’intérêt accordé par M. le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique sur la redynamisation de la recherche scientifique marine, il a dit : « la République du Congo a 170 km de côte et notre climat est régulé par l’océan en ce qui concerne la partie en dessous de l’équateur et par la zone de convergence intertropicale (ZCIT) au niveau de la partie nord au-dessus de l’équateur. Il est donc important pour l’IRSEN de poursuivre l’effort qui avait été fait par l’ex ORSTOM et l’IRD car le pays était en pointe au niveau de tout ce qui concerne la biologie marine, la surveillance de la côte et également toute la météorologie, comme dans les autres pays côtiers du Golfe de Guinée».

 Aussi, a-t-il rassuré que les jeunes formés vont être intégrés au laboratoire d’océanographie de Pointe Noire pour, entre autres, assurer le traitement des données liées à la courantologie, la bathymétrie, la biologie marine, aux campagnes scientifiques de l’IRD avec PIRATA et SHOM avec ZMATO dans nos eaux océaniques, particulièrement dans la zone économique exclusive (ZEE); ceci conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies de 1982 sur le Droit de la Mer ainsi que celles de l’Arrêté n° 7494/MRSIT-CAB du 04 septembre 2018 déterminant les conditions de la procédure d’autorisation d’effectuer des travaux de recherche scientifique marine en République du Congo.

« Nous avons d’abord commencé par faire un effort au niveau de la biologie, la physique avec l’hydrologie, l’herbier national et il était question maintenant de pouvoir apporter une attention toute particulière sur la remise en état de tout ce qui concerne la recherche océanographique. Le Ministre en arrivant, comme il a un pied solidement attaché à la mer, nous pousse de plus en plus pour que nous développions cet axe de recherche », a mentionné le directeur général de l’IRSEN.

Le directeur de l’IRSEN a promis envoyer d’autres étudiants au niveau des centres océanologiques de l’UNESCO localisés à travers le monde et chercher les bourses pour qu’ils se concentrent complètement à leur tâche.

Remerciant son ministre de tutelle pour sa compréhension  avisée du dossier de  l’océanographie, M. BOUKA BIONA a indiqué que la réouverture du laboratoire d’océanographie est très importante pour le Congo.

« Ce laboratoire est primordial pour notre climat qui est en grande partie régi par les températures de surface de la mer, pour le suivi des espèces, l’exploitation pétrolière, l’érosion côtière, le développement du port de pointe Noire, les impacts sur les sédiments et le suivi de la salinité », a-t-il renchéri.

Pour ce faire, le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique a, dans le cadre des relations qui lient le Congo à l’UNESCO, relancé la Commission Océanographique Internationale (COI) afin de solliciter leur appui technique et obtenir du Gouvernement français une mission d’appui à la redynamisation de la Recherche Scientifique marine attendue au Congo dans la deuxième quinzaine du mois de novembre 2018.