PROPOSITION D’UN PLAN DE REDYNAMISATION DE LA RECHERCHE OCÉANOGRAPHIQUE.

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BRAZZAVILLE, 23 NOVEMBRE – L’expert français en océanographie, M. André Antoine FONTANA, va faire une proposition d’un plan de redynamisation de la recherche océanographique sur la base d’une clarification des objectifs assignés à ce domaine.

L’expert français a exprimé cette idée lors de l’audience que lui a accordée, le 22 novembre à Brazzaville,  le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, M. Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOU.

Au cours de cette audience, le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique a fait savoir que son vœu le plus cher était de voir venir  au Congo la recherche Française dans son entité.

« A partir d’aujourd’hui nous remettons les bases et aux équipes ici présentes et celles qui sont à Pointe Noire de pouvoir suivre pour nous permettre de  réaliser cela et ce premier jet concernant la zone maritime est pour nous aussi importante, non seulement c’est par là que nous tirons la  plus grande partie de nos recettes mais aussi que de par la zone maritime, de par ceux qui s’y passe et  de par ceux qui s’y trouve, il est nécessaire, scientifiquement d’avoir des bases ».

L’expert en océanographie va procéder, du 21 au 30 novembre prochain, à la revue des  conventions internationales et régionales du domaine main, de l’étude des documents officiels et des entretiens à Brazzaville et à Pointe Noire.

A cet effet, le Ministre  COUSSOUD-MAVOUNGOU, en  observateur averti a  autorisé l’expert,  à faire toutes les observations possibles et nécessaires.

Appréciant l’état actuel de la recherche océanographique d’un niveau assez bas, M. FONTANA a promis, voir dans quelle mesure il faut réadapter un certain nombre de programmes, de moyens à mettre en œuvre pour essayer de redynamiser toute la recherche océanographique,  en fonction  des thématiques de développement ou de protection accordée au milieu marin, pensant essentiellement aux problèmes des sources biologiques maritimes et notamment à toutes les questions qui traitent  de l’environnement maritime.

L’expert va ainsi se focaliser  sur ces deux axes,  ce qui justifie  les rencontres  qu’il va avoir avec les responsables des ministères concernés, la pêche d’un côté et l’environnement de l’autre plus l’ensemble des structures de recherche qui sont potentiellement intéressés pour travailler sur ces deux thématiques, car il faut créer un  maximum de relations  entre les instituts, fédérer toutes les forces  du pays.

« A l’époque, fin des années 1970, le centre de Pointe Noire était le centre océanographique le plus performant de la côte Ouest Africaine, c’était le centre de référence même au niveau mondial pour l’Afrique  de l’Ouest », a rappelé M. FONTANA, qui a reconnu qu’il ya du travail à faire.

Il a promis de s’y atteler en se focalisant beaucoup sur l’aspect humain,  identifier les personnes compétentes, envisager  les problèmes de formations éventuelles et essayer de rencontrer un certain nombre de partenaires étranger qui seront susceptibles d’aider la structure  dans la recherche des moyens.

L’expert en océanographie a été reçu en audience en présence de l’Ambassadeur de France au Congo, M. Bertrand COCHERY qui a rappelé  les trois thématiques ont été retenus comme prioritaires, par les Chefs d’État Congolais et Français,  pour renforcer  la coopération bilatérale entre la France et le Congo. Il s’agit  du pôle enseignement supérieur, recherche éducation, un pôle  santé et un pôle environnement.

Pour ce  qui est du pôle enseignement supérieur, recherche, regroupant les ministères de l’enseignement supérieur, de l’enseignement secondaire  et de la recherche scientifique , M. COCHERY a indiqué que «  l’idée c’est  de bâtir des passerelles entre le projet qui est actuellement entrain de se développer par l’Agence Française de Développement et votre département ministériel c’est-à-dire que la reconstruction  de l’enseignement supérieur par rapport aux projets prioritaires des filières pour le Congo, faire en sorte que  l’université  comporte des branches fortes  en direction de la recherche. Ce qui va nous permettre de définir une feuille de route commune en mettant les trois ministres autour de la table,  en vue  d’arriver à quelque chose de cohérent ».

L’Ambassadeur a fait savoir que l’expertise extérieure viendra  renforcer les bases d’analyse pour le Congo et voir comment définir cela en action en choisissant des thèmes qui soient précis.