PLUS DE 120 ESPÈCES NOUVELLES RÉCOLTES PAR L’HERBIER NATIONAL DU CONGO.

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BRAZZAVILLE, 18 JANVIER- Le chef de service de l’herbier national, le Pr Jean Marie Mountsamboté a annoncé, le 17 janvier à Brazzaville, la récolte  de 127 échantillons des espèces nouvelles de la flore congolaise dans les zones de la Lekoumou, d’Epena et la zone minière de Zanaga.

Le Pr Mountsambote a relevé que «  si la récolte se fait  dans toutes les zones non explorées du pays, comme les zones du Mayombe, du plateau Batéké, avec beaucoup d’efforts, l’on peut atteindre 1000 espèces, nous continuons à faire des missions dans les autres zones non explorées  où l’on pourra trouver beaucoup d’autres espèces nouvelles pour renforcer l’herbier ».

Le Pr Mountsamboté compte sur l’appui du gouvernement pour la poursuite des missions. « Avec le concours du Premier Ministre, M. Clément Mouamba, qui nous a promis lors des journées scientifiques, je crois que nous allons fournir des efforts pour connaître toute la flore du Congo », a-t-il déclaré.

Le chef de service de l’herbier national a aussi indiqué l’existence déjà de 5000 à 6000 échantillons botaniques déjà récoltés.

« Pour le moment nous sommes à l’étape de l’informatisation et de la numérisation des échantillons botaniques. C’est à l’arrivée du ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou avec son appui que l’herbier a obtenu des conditions de travail appréciables », a dit le Pr Mountsamboté, expliquant que l’herbier devra toujours être climatisé et bien protégé en baie vitré pour éviter la poussière et la moisissure.

A l’herbier National, il se fait de la taxonomie c’est-à-dire l’identification des plantes, les nommer et les classer dans les armoires. Il contribue au développement du pays par le fait que les plantes alimentaires, médicinales et  les bois d’œuvre doivent être identifiés et nommées avant leur vente  auprès des firmes. L’herbier National contribue donc au développement économique du pays.

Le service de l’herbier national doit encore être pourvu de spécialistes c’est ainsi que le Pr Mountsamboté a lancé un appel au Conseil Scientifique de l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN) qui abrite ce service, de procéder au recrutement des étudiants en master 2 et en doctorat.

Il a cependant reconnu la difficulté pour assurer la relève. « La botanique est une science difficile, il faut l’apprendre. Si vous n’êtes pas passé par une école de formation c’est  presque impossible de travailler sur la botanique, toutefois la relève, on peut donc la trouver à l’École Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie (ENSAF) et la Faculté des sciences où l’on forme des étudiants en botanique.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a reçu en audience les Experts de Sud Expert Plante composée du Pr Bonaventure Sonke et  du Dr Lyse Zemagot  avec les quels ils ont échangé sur le renforcement des capacités à l’herbier du Congo, donc impliquer au plus grand niveau les jeunes, les inviter à s’intéresser à  la biodiversité et sud expert plante exige que tous les projets financé dans ce cadre essaie d’impliquer les étudiants. Montrer aussi que les scientifiques du sud peuvent prendre en charge leur recherche sur la biodiversité et surtout encourager  les scientifiques du sud à aller vers  les décideurs.

L’herbier national manque encore des moyens matériel, technique et financier malgré les efforts et l’appui du ministre de tutelle.

La récolte, la mise sous presse, le séchage et le montage correct des échantillons autant que la confection de bonnes étiquettes sont les conditions nécessaires à la constitution d’un herbier bien préservé, complet et porteur d’informations scientifiques.

Un herbier est à la fois un musée et une banque de données mais c’est avant tout un lieu de stockage d’informations sous forme d’échantillons botaniques.

 Un herbier  abrite une collection d’échantillons de plantes destinées à  l’étude scientifique et qui a souvent nécessité une longue période pour le constituer.

Des nombreux échantillons de la même espèce, récoltés à divers périodes et dans différentes parties de l’aire de distribution de cette espèce,  sont préservés à l’herbier national du Congo. Ce type de collection permet de couvrir la distribution d’une espèce grâce au détail des données rassemblées et de mettre en évidence la variabilité morphologique intra-spécifique.