NON EXISTENCE DES VARIANTS COVID-19 EN RÉPUBLIQUE DU CONGO.

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BRAZZAVILLE, 6 FEVRIER – Une étude de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale (FCRM) , sur la surveillance de la circulation du virus SARS COV2 a démontré qu’il n’existe aucun variant, ni Brésilien, ni  Britannique  ni Sud-Africain en République du Congo a déclaré, le 6 février à Brazzaville, la présidente de la FCRM, le Pr Francine Ntoumi lors de la présentation des résultats de cette étude au ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

« Nous sommes venus apporter au ministre de la recherche scientifique les résultats de l’étude que nous conduisons depuis mars 2020 sur la surveillance de la circulation du virus SARS COV 2 à Brazzaville. Depuis l’année 2020 en parle des variants anglais, sud-africain et Brésilien et les autorités se demandent si ces variants sont présent au Congo et donc nous avons conduit cette étude et avons séquencé avec le soutien du centre d’excellence de séquençage en Allemagne et nous avons regardé toutes les mutations en décembre 2020 et en janvier 2021, le résultat c’est qu’il n’y’a aucun variant Britannique, aucun variant Brésilien et aucun variant Sud-africain dans les échantillons analysés », a expliqué Mme Ntoumi à la presse.

« Jusqu’ aujourd’hui il n’ay a pas ces variants dans la population congolaise mais  on  n’a pas regardé tous les individus, il s’agit de la surveillance génomique donc actuellement nous n’avons pas vu ces variants mais nous allons continuer à surveiller parce que c’est notre responsabilité de voir si un de ces variants ou d’autres variants arrivent parce que le séquençage que nous avons fait, nous avons la coquille exacte des virus qui circulent, toute la description de ces virus donc nous sommes sûr de ce que nous disons,  nous allons continuer ce travail parce que c’est un travail qui ne s’arrête pas,  tous les mois nous apporterons nos résultats au ministre de la recherche parce qu’il soutient cette étude depuis le 30 mars 2020 quand le premier malade covid a été détecté », a-t- elle poursuivi.

Débutée le 30 mars 2020, cette première et seule étude de surveillance génomique menée au Congo Brazzaville permet de mieux comprendre l’épidémiologie de l’infection COVID-19 et de fournir des données cruciales sur la circulation du virus dès le début de la pandémie dans le pays, au moment où les capacités de diagnostic n’étaient pas toujours disponibles.

Les participants recrutés dans les différents quartiers de Brazzaville étaient des patients ayant des symptômes grippaux ou suggérant une infection à SARS-COVID2 et des individus non malades, résidant dans tous les quartiers de Brazzaville. Un total de 1470 individus ont participé à la première phase de cette étude.

L’étude de séroprévalence menée du 30 mars au 31 août 2020 en utilisant les tests de diagnostic rapides et test de référence ELISA a montré que 27% de la population résidant Brazzaville avaient rencontré le virus e et qu’il y’avait 7.4% de RT-PCRpositif, c’est-à-dire des   porteurs asymptomatiques dans la population d’étude.