L’OMS POUR LA CRÉATION DES RÉSEAUX DES CHERCHEURS EN SANTÉ PUBLIQUE.

0
271

BRAZZAVILLE, 18 MAI – Le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en République du Congo, M. Lucien Manga a proposé au ministre congolais de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, le 17 mai à Brazzaville, de développer des réseaux des chercheurs afin d’intéresser tout le monde.

 Il a fait cette proposition lors de l’audience que le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou lui a accordée.

« Il faut stimuler les réseaux pour que chacun puisse trouver sa place. On connait un peu la problématique en faisant partie du milieu mais on peut aider à mettre en place des réseaux », a martelé M. Manga.

Lorsque des réseaux de recherche se créent,  c’est une forte puissance parce que vous commencez à intéresser les autres, a expliqué Lucien Manga tout en rassurant le ministre que l’OMS possède une certaine expertise  et peut  apporter sa contribution dessus.

 « Je pense que pour la santé de façon générale, la recherche est fondamentale et la recherche fait partie  des fonctions essentielles de nos attributions.  En principe nous avons la responsabilité d’inclure la recherche partout », a-t- il dit.

Reconnaissant que cette audience  est une belle opportunité de faire quelque chose,  il a proposé au ministre de définir ensemble  un cadre de concertation et utiliser les opportunités qui vont se présenter  pour aller directement dans les projets et faire de sorte que les jeunes aient  toujours leur chance.

Les deux personnalités se sont convenus que  les collaborateurs se retrouvent au niveau technique  pour faire un état des lieux, repartir sur la politique nationale en matière de recherche scientifique pour le dispositif de recherche,  définir les axes prioritaires qui les intéressent et en rapport avec le programme de travail , voir là où il ya des croisements à fin de ressortir les appuis que l’OMS peut apporter.

Le Dr Manga a promis  soutenir un ou deux projets de recherche et  voir combien d’articles peuvent sortir,  le niveau de publication de ces articles sans toutes fois définir car cela  va dépendre des opportunités.

« Nous devons quantifier  tout cela et en tout état de cause il nous reviendra de parafer les engagements que nous allons prendre pour véritablement arriver à la matérialisation de tout ceci  en 2020 », a-t-il indiqué.

L’OMS ne fait pas beaucoup de recherche fondamentale, elle est plus soit  dans la recherche appliquée soit dans la recherche opérationnelle mais à côté de cela il ya aussi l’évaluation.

«  Il me semble que pour un certains nombre de domaine le pays doit  disposer de centre de référence,  ce qui n’est pas encore le cas. Pour certaines questions, le ministère de la santé n’est pas le mieux placé pour jouer ce rôle,  il faudra que ça soit la recherche mais faire l’interface  recherche santé publique », a mentionné le représentant de l’OMS.

Pour sa part, le ministre Coussoud-Mavoungou, tout en rappelant l’importance de l’OMS, a rassuré que  les choses vont se faire autrement.

« Il est utile que dans le domaine des sciences de la santé que nous arrivions à créer ensemble un dispositif particulier. Étant en rapport particulier avec le ministère de la santé, il est utile que nous arrivions à mettre en place  un cadre particulier ».

 Il a rassuré le représentant de l’OMS  que pour lui,  c’était faire de telle sorte que tous ceux qui sont à la recherche scientifique, dans les questions de sciences se rendent compte que l’OMS est disposée à  accompagner le ministère de la recherche scientifique.

« Nous allons créer un cadre particulier, ce à quoi nous allons nous atteler véritablement et à l’avantage de la République du Congo, nous avons le siège de l’OMS ici et ce serai maladroit de ne pas créer les conditions », a insisté le ministre.

Le plus important  pour lui était de mettre en place ce dispositif, créer les rapports qui devraient exister entre le ministère de la recherche scientifique et l’OMS.

« Dans le cadre de la santé, on ne peut pas fondamentalement parler de  recherche sans le ministère de la  santé et sans le ministère de l’enseignement supérieur avec l’université. Dans tous les plans  nous avons à  faire comme dans d’autres secteurs où cette triptyque de collaboration est obligatoire pour nous, parce que  ce que nous faisons sert aux autres départements ministériels et opérateurs économiques »  a dit le ministre Coussoud-Mavoungou.