LE MINISTRE CONSTATE LA RENTABILITÉ DES PROJETS SCIENTIFIQUES SUR LES POPULATIONS DE LA BOUENZA.

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BRAZZAVILLE, 24 AOUT – Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a constaté, du 18 au 21 août dernier, dans les directions des zones de recherche agronomique et forestière de Loudima, dans le département de la Bouenza, l’effectivité de la rentabilité de l’apport des projets scientifiques de l’Union Européenne, du Canada, du PAM et du  Projet d’Appui du Développement de l’Agriculture Commerciale (PDAC) sur les populations de Loudima et Boko Songho sur les produits agricoles.

Le ministre Coussoud-Mavoungou, dans le cadre de la poursuite du contrôle et de la vulgarisation de ses missions, accompagné du préfet du département de la Bouenza, a constaté l’effectivité de ces projets sur les populations de Loudima, Boko Songho sur les produits agricoles comme le haricot, le manioc, le mbalapinda et l’agroforesterie. Il a ainsi eu des séances de travail et des visites à la direction de la zone agronomique et forestière de Loudima ainsi que les groupements de Mossenengué qui plantent le haricot sur près de 300 hectares.

Le ministre a été informé des difficultés que rencontre les producteurs sur le mauvais état des voies d’évacuation des produits des bassins de production et la pénibilité du travail. A cet effet, le ministre a instruit la direction de l’Institut de Recherche Agronomique (IRA) de mettre les moissonneuses et les motoculteurs acquis par l’IRA dans le cadre des projets de l’Union Européenne, à la disposition des producteurs pour les appuyer.

Le ministre Coussoud-Mavoungou a également visité le village Malelasitué dans le périmètre de la zone agronomique de Loudima où il a instruit pour la réhabilitation de l’école primaire, du dispensaire, du forage et de créer les conditions de la réhabilitation de la haie d’arbres plantée entre la direction administrative et le village, des arbres qui servent à fabriquer les crosses des armes.

A cette même occasion, le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a sensibilisé les populations de ce département sur l’herpétologie, utile pour la biodiversité dans le département de la Bouenza.

Le ministre a présidé une communication sur l’herpétologie sous le thème “Biogéographie des serpents au Sud du Congo, Épidémiologie des morsures de serpents et mesures à prendre en cas d’envenimations”.

Au cours de cette communication animé par le Dr Ange Ghislain Zassi Boulou, premier herpétologiste congolais, il a été indiqué que le Sud du Congo représente une zone de grand intérêt pour la distribution de la faune ophidienne et un lieu de refuge désormais connu pour des espèces à aire de répartition restreinte.

M. Zassi Boulou a insisté sur la lutte contre les serpents par des contrôles écologiques basées essentiellement sur la destruction de certains habitats(tas de pierres, de briques, etc…), des contrôles chimiques basées essentiellement sur l’usage de certaines plantes capables d’éloigner les serpents sans risque pour les autres vertébrés,Securidaca longepedunculata, antivenimeux très réputé, les plantes de la famille des Liliacées ornementales tropicales.

Il a été aussi question de montrer comment se protéger contre les morsures par les habits de protection, organiser la prise en charge médicale et les mesures à observer en cas d’envenimation.