LE LEADERSHIP DES FEMMES SCIENTIFIQUES ENCOURAGE DANS LA GESTION DE LA COVID-19.

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BRAZZAVILLE, 11 FÉVRIER – Un réel leadership féminin avec des femmes scientifiques tenant des rôles clés dans la gestion de la crise sanitaire de la covid19 se dégage en Afrique Centrale, a fait noter, le 11 février à Brazzaville, le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou à l’ouverture du webinaire sous régional de la journée internationale des filles et femmes de sciences.

Ce webinaire sur la célébration de la journée internationale des femmes et filles de sciences, tenue sous le thème « contribution des femmes scientifiques d’Afrique Centrale dans la lutte contre la covid-19 », a rassemblé les femmes scientifiques de la République du Congo, de la République Démocratique du Congo, du Gabon, du Cameroun, de Mme la Commissaire au genre de l’Union Africaine et de la représentante de l’UNESCO en République du Congo.

Organisé par l’UNESCO, ce webinaire a été l’occasion pour ces actrices de partager leurs intéressantes expériences, d’informer sur les actions qu’elles conduisent ainsi que les défis auxquels elles sont confrontées. Cette réunion tenue par visioconférence a permis de mettre en lumière les actions des femmes scientifiques dans la lutte contre la Covid-19 en Afrique Centrale et faire le plaidoyer pour expliquer à plus de femmes de la sous-région dans les sciences.

A cette occasion, le ministre Coussoud-Mavoungou a adressé ses encouragements à toutes les filles et femmes qui se montrent fortement impliquées pour leurs travaux de recherche dans la riposte contre le coronavirus.

« Dans le cadre de la riposte à cette pandémie, votre génie, le génie des filles et femmes de sciences notamment de celles de la sous-région Afrique Centrale, dans divers domaines, à savoir, les sciences, la technologie, l’invention, la valorisation des savoirs endogènes, etc. est fortement sollicité. Il est important de relever que cette crise sanitaire met à rude épreuve nos scientifiques, les filles et femmes de sciences de la sous-région Afrique Centrale. », a indiqué le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique aux femmes de sciences.

Il a promis aux femmes et filles de sciences l’accompagnement et l’impulsion des pouvoirs publics et du système des Nations Unies de la mise en place des dispositifs opérationnels susceptibles de valoriser de façon synergique les compétences africaines, sous régionales et de mutualiser les acquis à la riposte contre les épidémies ou pandémies.

« Dans ce cadre, des accords de partenariat dans les domaines de la recherche en sciences de la santé entre vos structures de recherche d’origine sont indispensables », leur a-t-il recommandé.

Le ministre Coussoud-Mavoungou a rassuré les femmes scientifiques d’œuvrer avec l’ensemble des autres départements ministériels à soutenir tous les efforts visant l’implication des femmes congolaises dans les sciences, notamment celles liées à la recherche sur la pandémie à coronavirus.

Il a par ailleurs rappelé qu’en République du Congo, l’Epouse du Chef de l’Etat et Présidente de la Fondation Congo Assistante, Mme Antoinette Sssou-Nguesso avait pris, le 7 février à Brazzaville, à la dernière visite de travail de la Directrice Générale de l’UNESCO, l’engagement de soutenir les filles et femmes face à la science avec le Pr Francine Ntoumi.

Quatre thèmes ont été développés au cours de ce webinaire et qui intègrent les grandes problématiques de recherche mondiale dans cette situation de pandémie de Covid-19. Il s’agit du diagnostic de la Covid-19, la recherche sur la Covid-19 en Afrique Centrale, les vaccins contre la Covid-19 et la place des filles et femmes dans la riposte contre la Covid 19.

Pour le compte de la République, trois   femmes chercheurs ont participé à ce webinaire, notamment,  le Pr Francine Ntoumi, biologiste moléculaire, Professeur Associé à l’Institut de médecine Tropicale de l’Université de Tübingen, enseignant-chercheur  en Immunologie à l’Université Marien Ngouabi, Dr Laure Stella Ghoma Linguissi, biologiste, détentrice d’une thèse de doctorat en biotechnologie appliquée et Chef de service de l’Unité de recherche sur l’épidémiologie et biotechnologie à l’Institut National de Recherche en Sciences de la Santé (IRSSA) et le Dr Line Lobaloba, doctorante à la faculté des Sciences et techniques de l’Université Marien Ngouabi.