LE CONGO INSCRIT AU SECOND CYCLE DE L’AIEA AVEC TROIS NOUVEAUX PROJETS.

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Brazzaville, le 25 septembre – Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, s’est réjouit, le 16 septembre à Vienne en Autriche, de compter le Congo parmi les états membres inscrits au second cycle de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) 2020 – 2021, avec trois nouveaux projets de coopération technique sur la surveillance de la pollution, les maladies tropicales négligées et du traitement des cancers.

Le ministre congolais a manifesté cette joie lors de son discours prononcé à l’ouverture de la 63èmeconférence générale de l’AIEA  à Vienne en Autriche le 16  septembre 2019.

À cette occasion, le gouvernement du Congo a confirmé son engagement à faire aboutir les projets en cours, espérant obtenir du département de la coopération technique de l’agence, la poursuite de ses projets au cours des trois prochains cycles du programme technique.

Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a aussi informé l’agence que la République du Congo développe, avec d’autres organismes d’État membre de l’AIEA, des coopérations sur l’utilisation des technologies nucléaires à des fins pacifiques.

À cet effet, M. Coussoud-Mavoungou      à exprimé sa reconnaissance d’une part, à la commission de réglementation nucléaire des USA, pour son appui technique et financier dans la formation des cadres au respect du système des garanties de l’AIEA, à l’utilisation du logiciel Aris ainsi que la gestion des données des sources radioactives inventoriés au niveau national et d’autre part, à la Corporation d’État de l’Énergie Atomique (ROSATOM) de la fédération de Russie pour une coopération technique en cours de mise en œuvre, en considération de l’accord signé le 23 mai 2019 à Moscou, sur la coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique.

À cette 63ème conférence, le Congo a réaffirmé son engagement pour la promotion de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, obéissant aux normes de garantie, de sécurité, de sûreté nucléaire et radiologique selon les standards de l’agence.

C’est ainsi que le pays a entrepris depuis fin 2018, 1a campagne nationale d’inventaire des sources de rayonnements ionisants ainsi que des déchets radioactifs sur toute l’étendue du territoire national.

« Cet inventaire national unique à son genre, commence à doter la République du Congo d’un fichier national fiable de sources de rayonnements ionisants ainsi que des déchets radioactifs », a informé le ministre Coussoud-Mavoungou, aux membres de l’agence.

Il a réaffirmé l’engagement du Congo à œuvrer pour l’instauration de l’autorité congolaise de sûreté nucléaire et de radiologie en vue de lutter efficacement contre le trafic illicite des sources radioactives, des matières nucléaires et à renforcer la protection des travailleurs, du public et de l’environnement contre les effets néfastes des rayonnements ionisants.

La République du Congo a retrouvé son éligibilité au programme de la coopération technique de l’AIEA et son admission, au 1ercycle de 2018-2019.

Le ministre Coussoud-Mavoungou a aussi été reçu, respectivement par le Directeur général adjoint et Chef du Département de la coopération technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA), M.Dazhu Yang et par le Directeur général par intérim de l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA), M. Cornel Ferutaassisté de Mr Shaukat ABDULZARAK, directeur de la Division Afrique, au Département de la Coopération Technique.

Les rencontres avec ces directeurs ont été accès, entre autres, sur la promulgation de la loi nucléaire nationale, le paiement des Couts participatifs nationaux, l’acquittement par le Congo des contributions financières et l’élaboration du Programme Cadre National (PCN).

Le ministre a rassuré l’agence que toutes les difficultés ont été levées pour que le Congo accomplisse ses obligations afin de bénéficier de l’AIEA à l’érection des laboratoires sur les maladies tropicales négligées et le rapatriement des deux sources de Cobalt 60 dénutries du service de radiothérapie du CHU de Brazzaville.

En marge de la 63ème Conférence générale, la délégation congolaise a pris part, les 17 et 18 septembre, au Centre International de Vienne, au forum scientifique tenu sous le thème « Une décennie d’action contre le cancer et la voie à suivre ».

Il a été présenté, à cette occasion, la feuille de route pour un programme national de lutte contre le cancer, élaborée conjointement par l’AIEA et l’OMS afin d’aider les pays à mieux planifier les services de médecine nucléaire et de radiothérapie, en tenant compte des capacités nationales, du paysage épidémiologique des cancers et en définissant des résultats qui peuvent être mesurés et évalués.  Ce forum a aussi communiqué sur l’utilisation des rayonnements ionisants, source d’innovation pour le traitement des cancers.

La délégation du Congo a également pris part, le 20 septembre, à la réunion parallèle des représentants du groupe de l’Accord régional de coopération pour l’Afrique sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA).

L’AFRA est un accord intergouvernemental conclu par les États membres africains pour renforcer et élargir la contribution de la science et de la technologie nucléaires au développement socioéconomique sur le continent africain.

Ce programme inclut 22 projets qui représentent des priorités dans la région dans les domaines de la Santé, l’Agriculture, l’élevage, la gestion des ressources en etc.