LA RÉSILIENCE DES BRAZZAVILLOIS JUGÉE MODÉRÉEPENDANT LE CONFINEMENT.

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BRAZZAVILLE, 25 MAI – L’analyse sur la résilience des Congolais face à la pandémie de Covid-19, mené par le Centre de Recherche et d’Etudes en Sciences Sociales et Humaines (CRESSH)pendant la période d’avril-mai 2020, a ressorti que le risque de non-résilience des Congolais a été modéré dans la période de confinement ;les Congolais ont eu plus peur de mourir de faim que de la maladie elle-même.

L’analyse scientifique a montré que les éléments qui affectent le résultat de ce risque général sont, essentiellement, la vulnérabilité dans le confinement et la solidarité dans le quartier. Cette recherche a mis en évidence l’accentuation de la vulnérabilité des Congolais dans le confinement.

Cette recherche réalisée dans les neuf (9) arrondissements de Brazzaville, s’inscrit dans les missions principales du CRESSH qui consistent à organiser, conduire et exécuter toute recherche fondamentale et appliquée, visant la promotion du développement social et humain, notamment dans les domaines des sciences de l’homme et de la société, en collaboration avec les sciences expérimentales. De même, elle répond à la recommandation du Premier Ministre, chef du Gouvernement, qui, dans son décret numéro 2020-92 du 27 mars 2020, portant création du Comité d’experts près le Comité national de la riposte à la pandémie à Corona Virus (COVID-19), a exhorté les différentes structures administratives intéressées par la problématique de la pandémie COVID-19, de produire des indicateurs sanitaires, sociodémographiques et les déterminants sociaux de la santé.

A l’analyse de la résilience des Congolais face à la pandémie de COVID-19 sur la base des données de l’enquête réalisée sur les ménages,  se sont greffés également la collecte des données sociodémographiques et socioéconomiques des ménages, ainsi que leurs opinions et leur manière de réagir face à la pandémie de COVID-19 ;  le calcul des indicateurs clés de mesure de l’indice flou du risque de non-résilience des ménages  et la rédaction du  rapport de la résilience des ménages face à la pandémie de COVID-19.

Le CRESSH a considéré un échantillon de 451 brazzavillois extrait au hasard et l’analyse s’est basée sur la construction d’un indice général du risque de non-résilience au sens de la capacité à ne pas tenir ou à ne pas résister à la situation d’urgence sanitaire au sens large.

C’est un indice bâti sur dix (10) dimensions parmi lesquelles, la perception des ménages sur la COVID-19, les canaux de transmission de l’information surlaCOVID-19, la situation économique des ménages, les dépenses dans le confinement, la vulnérabilité dans le confinement, la résilience dans les ménages, la solidarité dans le quartier, la gestion de la situation scolaire des enfants à charge, etc.

Le CRESSH a ainsi recommandé à l’endroit du gouvernement de s’occuper, à temps réel, du volet socioéconomique qui est la conséquence même de cette vulnérabilité.