LA BANQUE MONDIALE, POUR PASSER DE POTENTIEL A OPPORTUNITÉ AGRICOLE DE TRANSFORMATION RÉELLE

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BRAZZAVILLE, 22 JANVIER – Le représentant résident de la Banque Mondiale en République du Congo, M. DjirillaIssa a indiqué, le 19 janvier dernier à Brazzaville, que son institution va contribuer à la dynamique de développement de l’agriculture et aider le pays à passer de potentiel à opportunité de transformer l’agriculture de façon réelle afin qu’elle contribue à la diversification de l’économie.

Cette indication a été donnée lors de la restitution au gouvernement de la mission de pré-évaluation du Projet de Transformation Agricole pour l’Afrique de l’Est et du Centre, effectué par l’équipe de la Banque Mondiale du 15 au 19 janvier 2018.

« Le potentiel agricole du Congo est indéniable avec tout ce qu’il y a comme ressources en eau, comme ressources agricole, comme marché domestique mais aussi marché régional et sous régional, nous sommes ravis à la Banque Mondiale de pouvoir contribuer à cette dynamique de développement de l’agriculture », a déclaré M. Djibrilla.

Remerciant les Ministre l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Henri Djombo, et de la recherche et de l’innovation Technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungoude leur engagement pour le leadershipde conduire toute cette stratégie de développement agricole mais aussi de réunir tous les acteurs qui sont concernés, le représentant de la Banque Mondiale a invité tous les départements qui sont concernés à travailler ensemble pour relever les défis d’une activité qui est transversale par nature, le développent de l’agriculture.

Il a souligné le fait que l’agriculture et le projet ECAAT qui est en préparation sont en droite ligne et correspondent bien aux orientations du gouvernement. Diversifierl’économie devient maintenant un impératif pour le Congo et l’agriculture a le potentiel qu’il faut pour le faire.

«  La recherche est un élément fondamental pour le développement de l’agriculture. Il ne faudrait pas que nous ayant des solutions qui viennent d’ailleurs mais que nous ayant aussi des solutions qui soient adaptées au contexte et aux besoins du Congo pour que nous puissions le faire et c’est par la recherche fondamentale mais aussi la recherche opérationnelle », a-t- il dit.

Le représentant de la Banque Mondiale a, à cet effet, signaler la nécessité de la coordination de la synergie à plusieurs niveaux. Il s’agit de la collaboration au niveau du gouvernement, le ministre de l’agriculture réuni autour de lui tous les départements qu’il faudrait pour que ce projet soit porté par toutes les parties prenantes. Au-delà du ministère de la recherche, le projet associe le ministère de l’enseignement supérieur, de l’enseignementprofessionnel, le ministre du commerce et celui des transports.

Il s’agit également de la synergie, de la collaboration et du partenariat qui devraient inclure aussi le secteur privé et d’autres partenaires techniques et financiers qui ont un intérêt et des connaissances en matière agricole et de recherche, ce qui pourraient aider dans la mise en œuvre de ceprojet.

« permettre que les échanges sud-sud se développent de façon plus prononcée surtout en matière de recherche, en matière de centre d’excellence et en la matière le projet ECAAT est un élément fondamental qui puisse nous permettre d’arrimer l’Afrique Centrale à l’Afrique de l’Est qui a fait beaucoup de progrès en la matière », a déclaré M. Djibrilla.

Le Congo a fait par la passé des recherches très importantes qui ont été utilisées par plusieurs pays, la Banque Mondiale voudrait donc ramener cela au devant de la scène, montrer que le Congo apporte ses connaissances et sa recherche mais bénéficier aussi de la synergie au niveau régional.

La Banque Mondiale est disposée à appuyer le Congo pour que ce projet puisse se faire dans les bonnes conditions, pour relever Le défis présenter ce projet au conseil d’administration de la BM en mai 2018. Elle appui les efforts du Congo pour le développement de l’agriculture, pour la sécurité alimentaire mais aussi pour l’agriculture commerciale.

Le gouvernement a manifesté sa satisfaction que la recherche agricole aboutisse à des réalisations concrètes. Le Congo ne peut rien entreprendre sans une bonne connaissance des enjeux et surtout de la matière. L’on ne peut réussir sans réflexion préalable et la recherche constitue le domaine par excellence de la réflexion, de l’anticipation, la connaissance de ce domaine.

L’agriculture reposera sur des structures d’accompagnement comme la recherche, le service national du sol, des semences améliorées, la formation et l’éducation sans lesquelles le Congo ne peut pas aspirer à des hauteurs appréciables du niveau de notre agriculture.

La finalité de ce travail c’est de pouvoir présenter ce dossier au conseil d’administration de la Banque au mois de mai.