HARMONISER LES POLITIQUES SEMENCIERES DANS LES PAYS DE LA CEMAC

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BRAZZAVILLE, 12 JUIN – Le programme sous régional de développement du secteur semencier en zone de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale ( CEMAC) a élaboré, du 28 mai au 2 juin dernier à Douala au Cameroun, un cadre juridique, en vue d’harmoniser les politiques semencières dans les six pays de la CEMAC .

Cette information a été donnée à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation de deux études réalisées dans le cadre du programme semencier de la CEMAC portant sur l’adoption des règlements semenciers et l’évaluation des capacités des institutions nationales en charge de l’encadrement du secteur semencier ainsi que l’évaluation des capacités et des besoins des entrepreneurs.

Ces deux études qui ont fait l’objet de cet atelier de validation ont été financées par la FAO suite à une requête du Pole Régional de Recherche Appliquée au Développement des Systèmes Agricoles d’Afrique Centrale (PRASAC).

A cet effet, l’émissaire du représentant de la FAO, le Dr Sagnia Sankung a déclaré que «  la FAO reste disponible à poursuivre sa collaboration avec la CEMAC, notamment à travers le PRASAC dans le cadre de ce programme semencier sous régional ». Il a encouragé ainsi les pays à s’approprier tous les résultats et outils mis à leur disposition par la CEMAC afin que les retombées puissent bénéficier aux agriculteurs de la sous-région.

Le directeur général du PRASAC, le Dr Grégoire Bani, de nationalité congolaise, pour sa part, a énuméré les principaux résultats du programme sous régional du développement du secteur semencier en zone CEMAC, parmi les lesquels, la mise en place des trois projets de règlements techniques, l’existence d’un catalogue zéro des espèces et variétés des cultures vivrières d’intérêt communautaire dans la zone CEMAC, la réalisation d’une étude sur la production et la commercialisation des semences en zone CEMAC, l’élaboration et la validation d’un modèle de code de conduite pour la gestion des semences en situation urgente.

A l’issue des travaux de cet atelier de validation, il a été proposé, entre autres, que les Etats ne disposant pas de politique nationale semencière et des textes réglementaires soient encouragés à les élaborer, les systèmes semenciers doivent se doter d’un service national opérationnel et légal pour le contrôle et la certification de semences. La mission de contrôle semencier devrait être assumée par un service dédié avec un personnel hautement qualifié.

L’atelier a recommandé que les procédures de contrôle phytosanitaire devraient s’inspirer des mesures phytosanitaires établies par la convention internationale de protection des végétaux. Il a été proposé l’émergence d’une unité spécialisée dans la production des semences de base au sein des instituts de recherche.

Il s’agira également des renforcements des capacités aux niveaux institutionnel, infrastructurel et en ressources humaines.

Le programme semencier régional qui est en cours de mis en œuvre depuis plus de dix ans est un pilier important pour le développement des pays de la zone CEMAC. La disponibilité des semences de qualité vont contribuer au renforcement des systèmes nationaux de production et de l’amélioration significative de la production agricole.

Cet atelier a connu la participation des partenaires nationaux représentant les institutions de recherche agricoles dont la délégation congolaise de l’Institut National de Recherche Agronomique (IRA) conduite par le Dr François Xavier Matoko, directeur scientifique de l’IRA et Délégué National du PRASAC, les structures relevant du secteur semencier dans la zone CEMAC, la commission de la CEMAC, la FAO, l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) et la direction du Pole Régional de Recherche Appliquée au Développement des Systèmes Agricoles d’Afrique Centrale (PRASAC).