DISCOURS D’OUVERTURE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE A L’ATELIER SUR LES SYSTÈMES NATIONAUX DE RECHERCHE EN SANTÉ SUBSAHARIENNE.

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  • Monsieur le Directeur de l’European & Developing Countries Clinical Trials Partnership (EDCTP) ;
  • Madame la Représentante de l’OMS ;
  • Madame la Directrice Générale de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale ;
  • Messieurs les Directeurs Généraux des Instituts ;
  • Messieurs les Directeurs des Centres et Directeurs des Centres d’Appui à la Recherche ;
  • Mesdames et Messieurs ;
  • Distingués Invités.
  • Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord au nom de la Communauté Scientifique de souhaiter la bienvenue à Brazzaville en  République du Congo à tous ceux et à toutes celles qui ont fait le déplacement de Brazzaville et rehaussé aussi de leur présence cette réunion.

Je voudrais aussi saluer et remercier l’ensemble des partenaires qui accompagnent l’EDCTP dans l’accomplissement de sa mission et de ses activités ainsi que de rendre hommage. à tous les ambassadeurs qui assurent les relais nécessaires à son action.

Je note que la République du Congo est fière d’être membre de l’EDCTP depuis son lancement en 2003 en réponse à la crise sanitaire mondiale provoquée par les maladies, le VIH / sida, la tuberculose et le paludisme.

Enfin, toutes mes  félicitations à tous ceux qui de près ou de loin ont œuvré pour la réalisation effective de cette réunion.

Mesdames et Messieurs ;

La République du Congo s’est engagée à mettre en œuvre l’Agenda 2063 de l’Union Africaine à savoir une vision et un plan pour construire une Afrique plus prospère et plus saine dans les 50 prochaines années. Dans la mesure où les maladies infectieuses liées à la pauvreté ont un impact économique profond sur les pays africains, en termes de coûts de soins de santé et de perte de productivité, la lutte contre les maladies infectieuses est essentielle pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) et l’aspiration 1 de l’Agenda 2063  pour – une Afrique prospère basée sur une croissance inclusive et un développement durable.

En outre, la Stratégie de l’Union Africaine en matière  de science, technologie et innovation reconnaît que  la recherche et la coopération internationale sont essentielles pour relever les plus grands défis du continent, notamment la prévention et le contrôle des maladies.

Il est loisible de constater que le potentiel de l’Afrique en matière de science et d’innovation est handicapé par une pénurie de scientifiques qualifiés – l’Afrique compte moins de 200 chercheurs par million d’habitants et  l’accompagnement de l’EDCTP nous permet de renforcer les capacités de développement en Afrique Centrale.

La République du Congo s’est assurée de contribuer activement au programme CANTAM et les consortiums ALERRT et PANDORA-ID-NET, consortiums qui s’emploient à renforcer la capacité des régions africaines à détecter, faire face aux épidémies ainsi qu’à mener des recherches cliniques dans des situations d’urgence et sans fausse modestie  que la Coordonnatrice de ces réseaux soit une scientifique distinguée de la République du Congo et j’ai nommé le Professeur Francine NTOUMI.

Mesdames et Messieurs ;

Comme vous le savez, l’Afrique Centrale est exposée  à de multiples infections émergentes et réémergentes, notamment à Ebola et à la fièvre jaune et j’en passe… Si elles ne sont pas maîtrisées efficacement, les épidémies peuvent avoir un impact humain et économique catastrophique.

Pour ma part, je reste serein et optimiste sur la capacité du travail de nos chercheurs et de nos innovateurs et les espoirs suscités par les travaux réalisés.

En effet, en Afrique Centrale, l’EDCTP a soutenu plus de 500 chercheurs africains dont au moins 90% poursuivent leur carrière de chercheur en Afrique et aussi permis  de  réaliser plus de 150 essais cliniques et études portant sur des problèmes clés en matière de maladies infectieuses ainsi que sur le traitement et le contrôle en Afrique.

C’est dans cette optique, Mesdames et Messieurs, sommes-nous, après Accra, appelés à élaborer une stratégie régionale visant à renforcer les systèmes nationaux de recherche en santé en Afrique subsaharienne dont l’importance ne peut plus être dissimulée.

Comme vous le savez, le rapport 2019 du Dr Moeti, Directrice Régionale de l’OMS pour l’Afrique, présenté lors de la 69ème réunion du Comité régional ici à Brazzaville sous la Très haute Autorité du Président Denis SASSOU-N’GUESSO, a mis  en exergue l’évaluation des systèmes nationaux de recherche en santé réalisée dans les États membres de l’OMS-AFRO  en 2018.

Le Dr Michael Makanga, Directeur Exécutif de l’EDCTP,  ne cesse de se déployer pour la pérennité et la constance du travail de l’EDCTP en collaboration avec l’OMS sur les systèmes nationaux de recherche en santé en Afrique.

Mesdames et Messieurs ;

Les résultats des enquêtes menées dans les 47 États membres, utilisant le baromètre perfectionné, indiquent que de nombreux pays ont réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de leurs SNDH. Certaines des fonctions des systèmes nationaux de recherche en santé ont atteint ou dépassé les objectifs de 2025 pour atteindre la couverture de santé universelle (CSU).

Le baromètre régional moyen des barèmes des systèmes nationaux de recherche en santé est passé de 43% en 2014 lors de la première enquête à 61% en 2018. Des améliorations significatives ont été enregistrées dans la gouvernance de la recherche pour la santé (R4H) dont la seule volonté est de développer et pérenniser les ressources de recherche ainsi que de produire et utiliser la recherche.

Les scores les plus faibles étaient associés à des faiblesses dans la fonction de gouvernance de R4H, notamment de longs processus d’habilitation éthique, de faibles mécanismes de coordination de la recherche et une faible application des lois et des réglementations en matière de recherche. L’inadéquation de l’infrastructure de recherche, les compétences limitées en matière de mobilisation des ressources et la dépendance à l’égard des donateurs ont également posé problème.

Mesdames et Messieurs,

 Fort de ce qui précède, la République du Congo, en pleine restructuration de ses Institutions de Recherche, est dans la démarche de créer un Comité d’Éthique National de la Recherche et souhaiterait bénéficier de soutiens de partenaires financiers et je vous en remercie d’avance.

Cette réunion consultative des systèmes nationaux de recherche en santé à Brazzaville, les 17 et 18 octobre 2019, permet d’examiner les résultats des sondages  des systèmes nationaux au cours de 2018 et de proposer des stratégies pour remédier aux lacunes et aux défis mis en évidence par les rapports des systèmes nationaux de recherche en santé en 2018.

C’est pourquoi, le principal résultat attendu de cette réunion est l’élaboration d’une stratégie régionale visant à améliorer les résultats du baromètre des systèmes nationaux de recherche en santé pour les états membres.

Sur ce, je souhaite donc à tous pleins succès dans vos travaux et déclare ouverte la réunion consultative pour l’élaboration d’une stratégie régionale visant à renforcer les systèmes nationaux de recherche en santé en Afrique subsaharienne.

Je vous remercie.