DES PORTES OUVERTES POUR MONTRER LE PROCESSUS DE LA FABRICATION D’UNE CARTE.

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BRAZZAVILLE, 12 JUIN – Le Centre de Recherche Géographique et de Production Cartographique (CERGEC) a organisé, le 12 juin à Brazzaville, sous le patronage du ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, une journée portes ouvertes dudit centre, en vue de montrer le processus de la fabrication d’une carte, depuis la collecte des données jusqu’à la rédaction cartographique.

Organisé sous le thème « la carte de A à Z », cette journée a permis au CERGEC de démontrer que les géo données occupent une place déterminante dans la prise et la mise en œuvre des politiques de développement. Elles représentent un enjeu majeur pour l’aménagement de territoire, le développement durable, l’agriculture et la protection de l’environnement. Les géodonnées sont utiles pour les services de l’Etat, des collectivités territoriales, des opérateurs publics et privés, des bureaux d’études, des entreprises etc.

« Toutes les activités prévues durant cette journée s’articulent autour des nombreuses tâches qui concourent à la fabrication d’une carte. La réalisation de ces taches implique plusieurs champs scientifiques et techniques allant de la télédétection aux systèmes d’information géographique, en passant par la géodésie, le nivellement, la photogrammétrie, l’analyse spatiale », a mentionné le directeur du CRGEC, M. Etienne Paka.

Avec le développement des applications informatiques spécialisées pour la production des cartes, de nombreux acteurs publiques ou privés sont emmenés à produire les cartes en fonction de leurs besoins. Cependant, « la cartographie est une science et comme toute science, elle a ses codes, ses conventions, ses méthodes, son langage », a rappelé le ministre de la recherche scientifique dans son allocution d’ouverture rendu par son directeur de cabinet, M. Jean Claude Boukono.

« Devant la masse de plus en plus  croissante de données à gérer, la carte permet d’immenses opportunités de communiquer synthétiquement et de dégager des informations stratégiques utiles aux décideurs publics et privés, locaux et internationaux, quel que soit le domaine d’activité », a dit M. Boukono. Il a poursuivi que  par la carte on accède à l’immensité du monde. La carte dévoile d’un trait, les contours insoupçonnées d’un territoire, elle donne à voir l’invisible.

Au cours de cette journée, il s’est agi de la visite des expositions et de la participation aux ateliers portant sur la présentation des services, des produits et prestations du CERGEC, de l’exposition des outils et des documents, des plus anciens aux plus récents, des ateliers de démonstration et d’initiation et diverses animations en fonction des publics, élèves, étudiants, professionnels etc.

« La cartographie numérique permet, en effet aujourd’hui, un échange instantané de bases de données géographiques, au point que chacun pense pouvoir en un clic, fabriquer sa propre carte visualisable, si possible, sur l’écran d’un  Smartphone », a indiqué le directeur de cabinet.

Pour M. Boukono, si la carte est un excellent outil de l’exploration des territoires, de projection et de l’évaluation des politiques publiques, elle reste néanmoins un mode d’expression dont il faut maîtriser les subtilités et c’est tout l’intérêt de la journée des portes ouvertes du CERGEC.

Il a invité tous les acteurs publics comme privés, à profiter de cette journée, non pas pour devenir cartographe en un jour, mais pour mesurer tout l’intérêt d’une production cartographique de qualité pour le déploiement de différentes activités.

«  Une carte bien à propos peut suffire à emporter plus vite la conviction d’un décideur notamment financier, là où un texte, même le plus intelligible qui soit, ferait l’objet d’interprétations pouvant ralentir ou altérer la prise de décision », a-t- il fait observer.