DES POINTS FOCAUX SENSIBILISES PAR LES EXPERTS DE ROSATOM SUR L’ENERGIE ATOMIQUE A DES FINS PACIFIQUES.

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BRAZZAVILLE, 13 NOV – Huit experts dont cinq femmes de la Corporation d’Etat de l’Energie Atomique (ROSATOM) de la Fédération de Russie ont animé du 12 au 13 novembre, avec les points focaux sectoriels des différents départements ministériels et des étudiants de la République du Congo un séminaire de sensibilisation sur les potentialités et les compétences de ROSATOM dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.

Peu avant l’ouverture du séminaire, la délégation des experts de ROSATOM conduite par l’Ambassadeur de la Fédération de Russie au Congo, M. Gueorguy Tchepik, a été reçu en audience par le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

A cette occasion, l’Ambassadeur a indiqué que ces experts de ROSATOM sont chargés, en Russie, de tous les dossiers en matière de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire ainsi que tout ce qui est du nucléaire pour la médecine, l’agriculture, l’environnement qui sont au centre des préoccupations de la République du Congo.

“L’autre possibilité c’est l’énergie, ce n’est pas quelque chose d’abstrait, ROSATOM a déjà signé avec l’Égypte et le Rwanda par exemple, sur la construction des centrales. C’est une option possible pour un pays qui cherche à avoir une ambition de développement”, a martelé le diplomate Russe.

Ce séminaire, ouvert le 12 mars par Mme Huguette Nguenoni, conseillère technique chargée de la coopération du ministre dans la salle de conférence de l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN), fait suite à la signature par le Chef de l’Etat congolais, le 23 mai 2019 à Moscou de l’accord de coopération avec ROSATOM dans le domaine de l’utilisation de l’Energie Atomique à des fins pacifiques, aux différentes recommandations formulées lors des deux précédentes commissions mixtes et des rencontres entre le ministre congolais de la recherche scientifique et de l’innovation technologique et le directeur général de ROSATOM.

A ce séminaire, la cheffe de la délégation des experts Russe de ROSATOM, Mme Anastasia Ermolaeva a fait savoir que cette équipe comprend les experts du centre de recherche nucléaire spécialisés dans les domaines de centrales nucléaires et des relations publiques c’est à dire de l’acceptation du nucléaire par le public.

Les experts de ROSATOM ont fait plusieurs présentations, notamment, sur le centre pour la science et les technologies nucléaires (CNST) avec les effets socio-économiques de mise en œuvre du projet CNST en République du Congo, la proposition intégrée de ROSATOM pour la construction des centrales de grande et de petite puissance, les effets socio-économiques de mise en œuvre du projet énergétique en République du Congo, l’approche de ROSATOM pour la mise en œuvre des projets nucléaires.

Ils ont également exposé sur le développement de l’infrastructure nucléaire et des ressources humaines pour la mise en œuvre du projet CNST, du projet énergétique en République du Congo et du programme d’acceptation publique pour la mise œuvre du projet CNST.

Des présentations qui ont fait l’objet des discussions entre les deux parties, notamment sur la protection de l’environnement, la protection physique, la radioprotection, la sécurité et la sûreté nucléaires, la gestion des déchets radioactifs.

La partie congolaise pour sa part, a présenté la vision du développement du programme nucléaire national tout en signifiant qu’un cadre législatif et réglementaire nucléaire pour l’usage sûr, sécurisé et pacifique des applications nucléaires, élaboré conjointement avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) dans le respect de la règlementation et des principes internationaux, est en cours d’adoption et de promulgation.

Les experts congolais et Russes ont convenu de mettre en œuvre le projet CNST en République du Congo. Ils ont indiqué que les activités prioritaires sont l’adoption et la promulgation du cadre législatif et règlementaire sur l’utilisation sûre, sécurisé et pacifique des applications par le Congo, le renforcement des capacités et la détermination des applications potentielles.

Les experts congolais étaient composés des représentants des ministères de la recherche scientifiques et de l’innovation technologique, de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, des mines et de la géologie, de la santé et de la population, de la défense nationale, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de la communication et des médias, de l’énergie et hydraulique ainsi que des étudiants de l’université Marien Ngouabi.