DEMARRAGE DES TRAVAUX DU CENTRE DE TRAITEMENT DES MORSURES DE SERPENTS.

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BRAZZAVILLE, 08 MAI – Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a procédé, le 7 mai à Brazzaville, à la visite du démarrage des travaux de réhabilitation des bâtiments devant abriter le projet de l’herpétologie, consistant à la mise en place du centre de traitement des morsures de serpents couplé à la production du sérum antivenimeux par l’Institut national de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN).

Le bâtiment offert à l’unité de recherche sur les ressources herpétologiques présente deux composantes. Un bâtiment de 60m2 qui servira à l’animalerie, l’endroit où seront placés les animaux servant d’expérience pour les essais cliniques. Celui de 400 m2 abritera, entre autres, les laboratoires batracologique pour les amphibiens ou les batraciens et herpétologique pour les reptiles.  Il y sera étudié, la biologie de l’alimentation et de reproduction, l’écologie, la systématique de l’herpétofaune. Il sera également installé dans ce bâtiment, la salle de collections de l’herpétofaune à des fins didactiques et pédagogiques ainsi que le bloc de domestication des serpents et de prise en charge et traitement des morsures de serpents, la salle de conférence et l’administration.

Dans le cadre de la recherche développement, le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation apportera, à travers le projet de l’herpétologie, sa contribution aux problèmes des envenimations qui constitue un réel problème de santé publique.

“ Vous êtes sans ignorer qu’un sérum antivenimeux coûte à ce jour un peu plus de 80.000frs CFA. Ces sérums sont faits à partir des serpents africains domestiqués en dehors de l’Afrique.  Or, la toxicité du venin du serpent peut être influencée par plusieurs facteurs comme, le climat du milieu, l’âge du serpent, ce qu’il mange, son milieu etc.” a fait savoir le Dr Ange Ghislain Zassi-Boulou, chercheur herpétologiste à l’IRSEN, poursuivant qu’à “ travers ce projet nous voulons mettre à la disposition de la population congolaise, des sérums antivenimeux spécifiques, disponible et accessible à toutes les bourses ”.

C’est, à cet effet que deux experts chercheurs congolais de l’IRSEN,  Ange Ghislain Zassi-Boulou et Lise Bethy Mavoungou avaient participé à Johannesburg en Afrique du sud, à l’atelier international d’évaluation des reptiles de l’Afrique Centrale et du Sud organisé par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Cette institution interviendra dans la formation des chercheurs en matière de systématique pour la gestion durable de la diversité biologique.

L’installation de ce centre à la cité scientifique de Brazzaville servira non seulement aux scientifiques et à la population congolaise mais également aux stagiaires et experts des autres pays dans le cadre de la fondation internationale pour le traitement des morsures de serpents.

Le projet de l’herpétologie va apporter la connaissance et la meilleure maîtrise de l’herpétofaune en vue de son utilisation rationnelle pour la conservation et la gestion durable. Il permettra aussi le développement de la raniculture qui est l’élevage des grenouilles comestibles avec la production en captivité des sujets résistants à l’élevage pour une contribution nécessaire à la sécurité alimentaire par la production des protéines animales facilement accessibles.

Le projet de l’herpétologie est un projet du Gouvernement congolais avec la collaboration des États Unis d’Amérique à travers l’université Whitman college de wala wala et l’appui de la fondation internationale pour le traitement des morsures de serpents.

L’herpétologie est la science qui étudie les amphibiens et les reptiles.

Peu avant cette visite, le ministre Coussoud-Mavoungou a assisté au démarrage des travaux de réhabilitation d’un autre bâtiment toujours à la cité scientifique, qui lui, devra abriter le laboratoire de diagnostique environnemental et de contrôle qualité des aliments en utilisant des techniques de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

Il   va être installé, dans ce laboratoire, le spectrophotomètre gamma pour la détection des métaux lourds, le comptage pour le rayonnement gamma mais aussi le comptage avec spectrophotomètre alpha pour éviter la contamination. Ces appareils vont servir à détecter les taux de radioactivité d’un environnement quelconque.

L’installation du laboratoire pour le contrôle environnemental et le contrôle qualité des aliments est une subvention de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) en termes d’équipement et la réhabilitation des bâtiments est à la charge du Gouvernement congolais.