COMMUNIQUE DE PRESSE – L’IRA ABRITE L’UNITE DE COORDINATION DU PROJET ECAAT

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BRAZZAVILLE, 17 JANVIER – L’Institut National de Recherche Agronomique (IRA) va abriter l’unité de coordination du projet d’appui au développement de la transformation agricole pour l’Afrique Centrale et de l’Est (ECAAT) a indiqué à la délégation de la Banque Mondiale, le 16 janvier à Brazzaville, le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, M. Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOU.

L’ancrage de ce projet étant le Ministère de Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, le Ministre COUSSOUD-MAVOUNGOU a instruit le directeur général de l’IRA de prendre toutes les dispositions en vue de loger l’unité de coagulation de ce projet. De ces dispositions découlent des prérogatives et des fonctions en matière de gestion qui existent déjà au sein de cette institution.

Le projet ECAAT est un projet régional d’appui à la recherche agricole que devrait appuyer la République du Congo pour améliorer les filières pertinentes de la recherche agricole mais aussi appuyer les questions d’éducation et de formation en matière agricole.

La délégation de la Banque Mondiale a débattu lors d’une réunion conjointe des ministres de l’agriculture et de la recherche scientifique des questions de financement , d’assistance technique mais aussi d’investissement que ce soit pour l’amélioration de la navigabilité sur l’Oubangui, de dragage mais aussi d’assistance technique pour la gestion des ressources en eau et de faire en sorte que le Congo puisse contribuer à la recherche régionale et aussi bénéficier des résultats des recherches qui sont entreprises au niveau régional en Afrique du centre et de l’Est.

La Banque Mondiale est en train de mobiliser les financements. Pour la question de l’Oubangui, elle devra mobiliser dans l’ordre de 100 à 110 millions de dollars pour travailler sur le fleuve pour trois pays à savoir la République du Congo, la RDC et la RCA.

Le projet de recherche agricole est un projet qui est en arrimage au projet d’agriculture commerciale qui a déjà été financé par la Banque mondiale pour un montant de 5 millions de dollars, elle est en train de mobiliser 7 millions de dollars supplémentaires juste pour le volet recherche.

Ces deux projets se trouvent à des étapes techniques de préparations de projets, étape de pré évaluation, pour définir avec le gouvernement les contenus des différents projets ce qui devrait être financé, quel sorte de dragage il faudrait financer, quel sorte de balisage il faudrait faire, quels sont les filières qui devraient être concernées par la recherche scientifique.

Les deux ministres et la délégation de la Banque Mondiale ont aussi travaillé sur les questions d’arrangements institutionnelle, voir comment est ce que les financements vont être gérés et mis en œuvre.

Au cours de cette réunion, le Ministre COUSSOUD-MAVOUNGOU a rappelé que les préoccupations du gouvernement congolais doivent obligatoirement intégrer le projet de recherche agricole.

Insistant dans la reprise en compte du projet manioc, le ministre de la recherche scientifique a indiqué que   « Le plus important pour nous c’est que nous avons des programmes qui devraient être mis en exergue par le ministère de l’agriculture et obligatoirement intégré pour que le travail que nous allons coordonner se passe normalement. Le Congo est intégré dans une dynamique et nous pensons le faire, nous avons le manioc, la banane et le cacao mais dans le programme qui est mis à votre disposition il faudrait que ces deux éléments soient véritablement intégrés et cela est repris dans toute la documentation et dans toute la procédure ».

Pour sa part, le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, M. Henri Djombo a compris qu’il s’agit de transformer l’agriculture africaine en termes de rendement, de valorisation et de chaine de valeur.

Si la recherche s’oriente vers cette direction il est clair qu’il s’agit d’un objectif de développement. Toutes les filières sont importantes pour l’alimentation et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

« Nous avons l’amélioration de la productivité, la pénibilité de la récolte du manioc grandi avec la productivité, il faut donc la technologie appropriée pour pouvoir récolter le manioc sans effort, les technologies doivent être recherchées, planifiées et importées, à un niveau donné c’est la recherche ».

Pour lui, Les résultats de la recherche doivent être vulgarisés et doivent servir aux utilisateurs car, a-t- il dit, sans recherche on ne peut rien entreprendre de durable.

La recherche est le partenaire de l’agriculture, il faut toujours coller à l’agriculture la recherche agronomique et vétérinaire, a-t- il souhaité.