ALLOCUTION DE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE A L’OCCASION DE LA RÉUNION DE COHÉRENCE SUR LA DÉMATÉRIALISATION DES COUVERTURES AÉRIENNES DES PAYS D’AFRIQUE CENTRALE.

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  • Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs,
  • Monsieur le Représentant  de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale,
  • Monsieur le Représentant de l’UNESCO,
  • Madame la Directrice Régionale de l’Agence Française de Développement,
  • Monsieur le Directeur de l’Agence Française de Développement au Congo,
  • Monsieur le Délégué Général à la Recherche Scientifique et Technologique,
  • Monsieur le Directeur Général à l’Innovation Technologique,
  • Messieurs les Directeurs Généraux des Instituts,
  • Messieurs les Directeurs des Centres et Directeurs des Centres d’Appui à la Recherche ;
  • Monsieur le Directeur Général de l’Ingénierie Géographique Numérique  Française à l‘International,
  • Monsieur le Directeur  Général  des Affaires Foncières, du Cadastre et de la Topographie,
  •  Monsieur le Directeur Général du Patrimoine et de la Conservation,
  • Monsieur le Directeur du Centre de Recherche Géographique et de Production Cartographique,
  • Madame la Directrice Régionale de l’Ingénierie Géographique Numérique  Française à l‘International,
  • Distingués invités,
  • Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi, avant tout, de vous remercier pour votre présence à cette rencontre, malgré vos agendas, je le sais, très chargés et votre présence atteste de ce que vous partagez l’intérêt du projet qui nous réunit.

Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

La conception, le déploiement et l’évaluation des politiques publiques nous engagent à disposer de données fiables. Celles relatives à l’état de nos territoires urbains et ruraux, au mieux disponibles sur plusieurs années, sont indispensables pour suivre leurs dynamiques.

Les pays de l’Afrique Centrale, particulièrement ceux de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), ont l’opportunité de disposer de ce type de données grâce aux prises de vue aériennes réalisées par l’Institut Géographique National de France (IGN), et dont les plus anciennes remontent aux années 1950.

Ces prises de vue, tout comme d’ailleurs le fond cartographique qui en a résulté, constituent une véritable « mémoire » de nos territoires, un patrimoine unique qu’il faut sauvegarder grâce aux techniques modernes de dématérialisation et de conservation d’archives.

Une partie de ce patrimoine est archivée dans nos différents pays et souvent dans des conditions qui ne permettent pas leur bonne conservation.

Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs,

En ce qui concerne la République du Congo, l’inventaire réalisé par le Centre de Recherche Géographique et de Production Cartographique (CERGEC)fait état de plus de 40 000 photographies aériennes en support papier.Ces photographies ont été tirées à partir de négatifs, et ce sont ces négatifs qui en constituent la partie essentielle mais reste la plus fragile de notre patrimoine.

Les négatifs archivés au CERGEC sont conservés dans un environnement mal adapté et, si rien n’est fait pour les sauvegarder, le processus de dégradation qui les affecte, appelé « syndrome du vinaigre », sera irréversible rendant ainsi les clichés inexploitables.

Je crois savoir, sans risques de me tromper,que la situation des autres pays de la CEMAC n’est guère bien différente de celle de la République du Congo.

Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs,

Une partie de ce patrimoine concernant tous les pays de la CEMAC est aussi archivée en France à l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière.

Monsieur Daniel BURSAUX, Directeur Général de cet Institut, m’a fait connaître sa volonté d’avancer rapidement sur un projet de dématérialisation de ce patrimoine lors de la signaturedu protocoled’accord à Paris, le 24 juillet 2019, entrele Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique et l’IGN en matière d’éch anges d’éléments cartographiques.

Ainsi,l’IGN est disposé à prendre toute sa place dans le cadre d’un projet régional de dématérialisation des supports archivés en France et en Afrique.

Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Il nous revient donc de travailler ensemble pour faire aboutir ce projet régional et la République du Congo postule pour cette approche régionale au moins pour deux raisons :

-La première, c’est qu’elle nous permettra de mutualiser nos ressources et de mieux mobiliser et optimiser celles des partenaires qui pourront nous accompagner dans la réalisation de ce projet ;

– La seconde, elle tient à la finalité même de ce projet, à savoir la création d’un géo-portail, qui permettra à nos chercheurs, étudiants ou d’autres acteurs publics et privés de pouvoir travailler en réseau tant les thématiques à développer sont communes à tous les Pays de la CEMAC à savoir, protection de l’environnement, politiques agricoles, gestion des ressources forestières, occupation des sols et politiques foncières, suivi de la dynamique côtière, érosion continentale,problématiques frontalières.

Il nous faut également déterminer le porteur d’un tel projet. Pour la République du Congo  il ne peut s’agir que d’un porteur institutionnel au niveau régional, et je pense tout naturellement à la CEMAC.

Excellences Madame et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Je forme le vœu que les échanges entamés ici puissent se poursuivre et soient formalisés dans les délais raisonnables.

C’est pourquoi,je sollicite que soit porté ce message auprès de nos Organes et Organismes respectifs Compétents afin que ce patrimoine qui nous est commun soit sauvegardé dans l’intérêt de nos pays de la CEMAC.

Tel est l’enjeu instruit et recommandé à nous par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Clément MOUAMBA et Monsieur le Président de la République du Congo, Denis SASSOU-N’GUESSO, car plus on est tous ensemble et mieux on va plus loin.

Je vous remercie