85 PRODUCTEURS DE MANIOC DE LA LEKOUMOU EN FORMATIONS AUX PRATIQUES CULTURALES.

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SIBITI, 11 Juillet –  Au total 85 représentants des localités et groupements  du département de la Lékoumou dont cinq chefs de secteurs agricoles  sont en formation de  pratiques culturales dans le cadre de l’atelier que l’Institut national de Recherche Agronomique (IRA), organise  du 10 au 12 juillet prochain à Sibiti, en vue de contribuer au renforcement permanent des capacités techniques des producteurs de manioc.

Cet atelier, ouvert  par le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, s’inscrit dans le cadre de la formation permanente que l’IRA a le devoir d’assurer aux producteurs pour son appui au ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui a la charge de la gestion des producteurs en général et du manioc en particulier.

La production de manioc a connu, en effet, une baisse très importante, entre 1990 et 2000 à cause de nombreuses contraintes. Grace à l’action conjointe du Gouvernement, de la recherche agronomique et du partenariat technique et financier, des solutions ont été apportées aux producteurs entrainant la relance de la production de cette culture.

Parmi les solutions figure l’introduction de variétés améliorées dont les performances proviennent non seulement de leur patrimoine génétique mais également de la prise en compte de certaines pratiques culturales et certains comportements des producteurs qui diffèrent de celles des populations des zones d’origine.

Ces variétés améliorées, aujourd’hui adoptées par les producteurs congolais dont ceux de la Lékoumou n’étant pas accompagnées par la prise en compte des pratiques culturales et comportements idoines  conduisent à la recrudescence de certaines contraintes d’origine biotique, telles que la mosaïque        africaine du manioc, la bactériose vasculaire du manioc, les pourridiés et les pourritures des racines etc.

 C’est ainsi que le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation technologique s’est vu interpellé par cette situation dont les premières solutions relèvent de la recherche agronomique.

L’IRA dispose d’une grande expérience dans le développement des méthodes et techniques de lutte contre les principales maladies du manioc et ces  techniques ont donné de bons résultats dans le cadre des projets de développement. Cependant,  a dit le ministre Coussoud-Mavoungou, « l’expression de la bonne performance de ces pratiques et de ces variétés exige la prise en compte de certaines pratiques culturales qui malheureusement ne sont pas les mêmes que celles que l’on rencontre dans le département de la Lékoumou ».

Promettant étendre la formation des producteurs de manioc aux autres départements, le ministre de la recherche scientifique a exhorté les participants à ne ménager aucun effort à s’approprier les enseignements qui leur seront données, afin de permettre la mise en place des conditions de pérennisation de l’utilisation rationnelle des variétés améliorées de manioc dont ils disposent, ceci pour leur contribution au développement de l’agriculture et par conséquent au développement économique du pays. Il a demandé à ceux qui sont formés de la faire aussi dans leur communauté.

« vous savez l’instruction du Président de la République sur cette denrée,  quand je parle du manioc, je parle aussi banane et pourquoi pas  cacao, c’est faire de telle sorte que ce qu’il a dit soit effectivement réalisé mais le manioc a subit certaines maladies et l’IRA est chargé de donner et mettre au point tous les correctifs nécessaire et nous avons commencé et lancé ici dans la Lékoumou pour que dans un premier temps  ceux d’ici puissent prendre cela en compte et nous allons continuer à ailleurs », a-t- il insisté.

« J’attends fortement les résultats opérationnels de cet atelier pour me permettre de mettre à la disposition du principal, usager, qu’est le ministère de l’agriculture, les livrables qui lui faciliteront la réalisation de ses objectifs dans ce domaine », a déclaré le ministre Coussoud-Mavoungou.

Il a lancé  un  appel  à tous les congolais d’accompagner le pays dans le cadre de cette nouvelle donne de recherche parce que,, a-t- il dit, «  nous avons les moyens nécessaires et Sibiti a été longtemps un grand vivier faisons l’effort de remettre en ordre tous les viviers qui ont toujours existés dans notre pays et les faire décoller ».

Le ministre a aussi promis appuyer   l’innovateur Richard Mapa   qui fait de la technologie de récupérations  et  a monté une machine qui produit l’huile d’amendes  des palmistes et tourteaux.

L’huile d’amende est une huile qui a des vertus tant cosmétiques que thérapeutiques et les tourteaux sont utilisés comme aliments de bétails dans l’élevage.Le ministre devra l’accompagner pour améliorer la qualité,  faciliter la commercialisation et la certification, aussi le rapprocher de M. Tsengué-Tséngué.

Le ministre a visité également le site de l’Institut de Recherche des Huiles et Oléagineux (IRHO) qui héberge le lycée agricole  de Sibiti.