45 EXPERTS FORMES EN SECURITE DE TRANSPORT DES SOURCES RADIOACTIVES.

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POINTE NOIRE –  Au total quarante cinq (45) experts congolais des ministères de la recherche scientifique, de la défense, des mines, de la santé et des transports ont été formé, du 16 au 17 novembre dernier à Pointe Noire, en  sécurisation de transport des sources radioactives dénutries sous la supervision du ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

Animé par l’expert de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), spécialiste en sécurité de transport, M. Hayes Timotth, cet atelier de formation permettra aux cadres congolais de sécuriser le  convoi du transport de la source radioactive de cobalt 60  dénutrie du port de Pointe Noire au CHU de Brazzaville.

Faisant le point de l’atelier de formation des experts en sécurité de transport au ministre congolais de la recherche scientifique, l’administrateur du Congo à l’AIEA, M. Michel Warnau a martelé que «  la source se trouvant au port de Pointe Noire bien que dénutrie demande une manipulation très particulière, très spécifique, très sensible, potentiellement dangereux, qui nécessite une expertise très particulière et qui demande beaucoup de responsabilité de la part des personnes pouvant effectuer ce travail », ce qui justifie cette formation.

A la demande du ministre congolais de la recherche scientifique, l’AIEA  a dépêché les experts de la sécurité nucléaire, de la division de l’énergie nucléaire qui s’occupe du transport des déchets nucléaires et du département de la coopération technique. Ces experts vont aussi assister l’autorité de réglementation qui est assurée par le ministère des mines et de la géologie. A cet effet, ils ont conseillé au Gouvernement du Congo l’adoption d’une loi nationale qui sera au dessus de toutes  les interventions et initiatives potentielles et permettra de réglementer les choses au niveau de l’import et export, de l’utilisation, de l’inspection, de l’assurance pour éviter que la source pose un éventuel problème pour la population et l’environnement. Pour éviter cela, il faudrait qu’absolument l’Autorité de régulation soit mise en place le plus rapidement possible, ont souhaité les experts.

Pour sa part, le ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a fait savoir qu’il est nécessaire de respecter la consigne du Président de la République qui demandait  de tout mettre en œuvre pour la réexportation des deux sources radioactives dénutries, celle hébergée au port de Pointe Noire et celle du CHU de Brazzaville. C’est ainsi, a-t-il rappelé, qu’il est impérieux de respecter les normes prescrites par l’AIEA et la norme pour la République du Congo c’est d’accepter les conventions internationales dont deux ont déjà été adoptées par le parlement et pourront augmenter à cinq avant la fin de cette année.

Le Gouvernement du Congo crée toutes les conditions pour se doter d’une réglementation nationale et la loi sur les sources radioactives permettra  à des fins pacifiques.

Pour assurer une bonne synergie de gestion des sources radioactives dans le périmètre du Port Autonome de Pointe Noire (PAPN), le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a sollicité l’assistance de la coopération technique de l’AIEA pour le PAPN.

En réponse à cette sollicitation, les experts AIEA ont conseillé au Gouvernement du Congo d’envisager l’action IPAPS qui est une  mission d’assistance de l’agence en sécurité du transport. Cette mission que l’AIEA accorde aux Etats membres sur demande  du Gouvernement permet d’avoir un groupe d’experts pour une mission d’évaluation exhaustive en  sécurité avec des recommandations pour faire bouger les lignes et formulent des recommandations et des orientations qui donnent des informations  sur les mesures à prendre pour concevoir et mettre en œuvre un système de sécurité du transport solide et durable voire tous les modes de transport alliant les mesures  du Code International pour la Sureté des Installations Portuaires (ISPS), du Code International Maritime pour les Marchandises Dangereuses (IADG), de l’Organisation Maritime Internationale (OMI), celles de l’AIEA et celles de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OACI).